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Serpent à quatre pattes : ancêtre des espèces actuelles

Le serpent à quatre pattes fut découvert à l’occasion d’un voyage scolaire par David Martill dans un musée à Solnhofen en Allemagne.

Le serpent à quatre pattes fut découvert dans un musée en Allemagne.

David Martill, professeur de l’université de Portsmouth, faisait visiter à ses étudiants en 2012 le musée Bürgermeister Müller à Solnhofen en Allemagne. C’est là que le fossile l’attendait, après être resté dans une collection privée, sous l’appellation « inconnu ». Les boas et les pythons ont des vestiges de pattes arrières de nos jours, et plusieurs fossiles ont également ces deux membres postérieurs, c’est ainsi que la mâchoire du professeur s’est décrochée en apercevant les pattes avant dans la vitrine : il venait de découvrir le premier serpent à quatre pattes.

Le fossile a été découvert à l’origine au Brésil où l’animal a vécu il y a plus de cent millions d’années sur ce qui était encore le Gondwana, le super continent dont se sont séparées l’Afrique et l’Amérique du Sud. Au début du crétacé, parmi les dinosaures, le serpent à quatre pattes se déplaçait sur la terre ferme. Ses membres étaient cependant encore trop petits pour qu’ils lui servent à se déplacer, les pattes avant ne mesurent qu’un centimètre, mais ils sont complets et fonctionnels : ils lui servaient à agripper ses proies durant les repas ou à étreindre ses partenaires durant les accouplements.

Le serpent à quatre pattes se distinguent des mosasaures – les reptiles aquatiques – pour s’identifier aux lézards ou aux serpents modernes : sa queue est trop petite pour être adaptée à la natation au contraire des longues queues des alligators, son corps est en longueur et son museau est court à l’instar des animaux rampants, sa boite crânienne est allongée et sa mâchoire est très souple pour avaler de grosses proies. Ses 272 vertèbres lui donnent une structure vertébrale également très proche des espèces modernes ; il pouvait couper la circulation sanguine de ses proies afin de les tuer.

Le Dr Longrich a étudié le serpent à quatre pattes avec David Martill et relève la présence de petites paumes et de longs doigts. Ceci reste après examen du fossile l’unique différence entre les espèces actuelles et leur ancêtre de vingt centimètres baptisé Tetrapodophis Amplectus. Un examen qui confirme donc l’origine terrestre des serpents. Ces animaux fouisseurs auraient perdu leurs pattes et se seraient mis à ramper en s’allongeant. Ceci appuie les conclusions d’un précédente étude génétique comparative réalisée par les chercheurs Nicolas Vidal et S. Blair Hedges en 2004.

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