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Etre heureux

Le mois de mai arrive et la saison des fouilles programmées débute.

L’archéologue est un homme de terrain, l’amateur d’archéologie – principalement si il a moins de trente ans – a donc tout intérêt à mettre les deux pieds dans son environnement naturel si il en a l’occasion. Si vous ne connaissez pas une association ou un archéologue vous invitant à passer du temps à mettre à jour les entrailles de la Terre et à lire dedans, vous trouverez facilement les coordonnées de responsables dans des magazines ou sur des sites internet.

LA question avant de finaliser votre inscription est: êtes-vous fait pour cela?

L’archéologie dispose de peu de moyens, et cela se ressent une fois sur place:

– hébergement en dur ou sous tente? Les étudiants sur place ne fermeront pas les portes, n’éteindront pas toutes les lumières, et le voisinage est loin. Vous travaillerez bien huit heures par jour, six jours par semaine, pendant trois semaines au minimum: le ménage est à votre charge en supplément. Tout est facile la première semaine, mais un marathon demande de l’endurance…

– nourriture chaude ou froide? Si vous mangerez chaud sur place au dîner (le plus souvent des pâtes), le pique-nique est régulièrement de mise au déjeuner à la bonne-franquette. En général, les aliments viennent des marchés alentours, parfois il s’agit de dons de la part des agriculteurs qui ne peuvent pas les commercialiser, plus rarement vous aurez malgré tout la chance de découvrir un service de restauration digne de vos efforts sur le site. Là aussi vous serez mobilisé encore une fois par semaine, voir plus si affinités (certains responsables n’hésiteront pas à vous donner leurs tours).

– copains de chambrée ou de calvaire? Certains étudiants connaissent mieux que la vie sur un site de fouilles programmées, vous aussi bien sûr mais ils ne vous connaissent pas. Ainsi vous aurez le choix entre côtoyer des personnes cherchant à mettre à profit leurs passages afin de faire leurs petites affaires sur place au début avant de forcément prendre plus de repos et de retrait par la suite, et des personnes qui n’ont qu’une chose en tête: «en finir et rentrer chez elles».

La plupart des amateurs d’archéologie qui ont plus de trente ans n’hésitent ainsi pas à loger chez des amis ou à l’hôtel plutôt que de profiter de l’hébergement offert.

Avez-vous en vous cette âme de l’archéologue de terrain?

Pourrez-vous quitter pendant trois semaines votre confort (matelas, eau chaude)?

Posez-vous les bonnes questions, et vous pourrez dès lors mettre à profit tout ou partie de votre été.

Si vous hésitez, pourquoi pas ne pas prévenir et convenir d’un séjour de courte durée afin de tester?

Par contre si vous ne pouvez vivre sans iphone ni internet, sans le confort urbain d’un centre-ville, sans rencontrer votre famille et vos amis plus de trois jours, abstenez-vous et suivez le site plutôt que de regretter d’être parti à l’aventure dans ce qui ne vous convient à l’évidence pas.

Il existe une méthode pour vraiment se concentrer sur ses goûts, sa personnalité, ses valeurs, et pour profiter de la vie telle que nous voudrions qu’elle soit bien plus souvent, je vous invite à la découvrir pour être plus heureux durablement: cliquez ici!

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