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La Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a dix ans

Elle fut adoptée en 2003 lors de la 32ème session de la Conférence générale de l’UNESCO, avant d’entrer en vigueur en 2006.

Il s’agit de la volonté de la communauté internationale de sauvegarder les « pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés – que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel ».

Partout dans le monde, les énergies se mobilisent afin d’inventorier, sauvegarder et promouvoir la littérature écrite ou orale au même titre que les sports, les pratiques sociales, les rituels, les spectacles ou les artisanats traditionnels. Pendant que le travail se poursuit au Mozambique et à Haïti, l’Algérie célèbre son mois du patrimoine, édition 2013. El-Hacene Belkhir et son émission radiophonique Nostalgia ont ainsi été primés pour la pierre apportée dans son objectif de ressusciter le patrimoine culturel local de la région de Mila. En un an et demi, ce sont soixante-cinq émissions qui ont été diffusées sur des pratiques en voie de disparition tous les samedi à partir de 18h sur Radio Mila. Trois concours ont également été organisés sur les contes, les devinettes et les proverbes populaires, et les textes recueillis seront édités.

En France, la Maison des Cultures du Monde aura ouvert ses portes en 2004 à Vitré et sera nommée centre français du patrimoine culturel immatériel par le ministère de la culture et de la communication en 2011. Elle fête les dix ans de la Convention par une exposition multimédia interactive réunissant ses propres fonds constitués d’archives sonores et visuelles et des fonds privés. Aux masques, instruments de musique, marionnettes, textiles, jeux, s’ajoutent le festival d’Oruro (Bolivie), le théâtre des marionnettes wayang (Indonésie), la musique traditionnelle du morin khuur (Mongolie), la Hikaye palestinienne ou le Chopi timbila (Mozambique). Tout un espace est particulièrement réservé au patrimoine breton, onze patrimoines français sont inscrits sur la liste de l’UNESCO: les Géants et dragons processionnels de Belgique et de France (2005), la tradition du tracé dans la charpente française (2009), la musique Maloya de la Réunion (2009), la tapisserie d’Aubusson (2009), la paghjella, chant polyphonique corse (2009), le repas gastronomique des français (2010), le savoir-faire de la dentelle au point d’Alençon (2010), le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier (2010), l’équitation de tradition française (2011), la fauconnerie (2010/2012) et le fest-noz (2012). Une liste à laquelle aimerait s’ajouter l’arlésienne, le costume d’Arles étant présentement en campagne active.

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