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Archéologue : surtout un métier d’extérieur

L’archéologue étudie le passé, de l’aube de l’humanité à notre époque : c’est un homme de terrain qui utilise les nouvelles technologies.

L’archéologue étudie le passé, de l’aube de l’humanité à notre époque.

Devenir archéologue nécessite une formation via des études supérieures, plutôt même en huit ans, et de la volonté car il s’agit d’un emploi dans le secteur public au niveau local via les collectivités ou au niveau national via l’INRAP notamment. Or chacun connaît le contexte économique actuel et le budget dévolue à la culture dans de telles circonstances … Il existe quelques sociétés privées employant des personnes qui vont avoir affaire à la démarche syndicale de leurs anciens camarades d’université. Heureusement, l’archéologue sait aussi se transformer en entrepreneur et s’imposer.

Dans tous les cas, l’archéologue est principalement un homme de terrain. Qu’il pleuve ou qu’il vente, il travaille sur site. L’amateur d’archéologie n’a que peu accès à ses données et doit attendre la présentation au public le plus souvent par le biais des musées grâce aux expositions et aux conférences. Les fouilles programmées permettent l’été venu de se détacher du monde réel et de rejoindre des étudiants de fin de deuxième année universitaire en stages non rémunérés pendant quelques semaines afin de les accompagner bénévolement dans leurs 50 heures hebdomadaires de travail en plein air.

Vous avez peut-être des raisons de devoir vaquer à vos occupations pour profiter de votre famille, de votre travail, ou plus simplement de vos vacances. D’ailleurs l’été ne dure que trois mois, et les congés payés six semaines. Le meilleur moyen de visiter un site reste donc les journées nationales de l’archéologie organisées chaque année sur tout le territoire : une journée durant laquelle le personnel de l’INRAP, la plus grosse société d’archéologie en France, tient son engagement de service publique avec de nombreux guides donnant des explications sous un soleil de plomb.

L’archéologue manie aussi les nouvelles technologies. Il survole les sites avec des drones, sonde les forêts avec des lasers et fait des reconstitutions 3D pour prévenir les destructions ou organiser des visites virtuelles. Voici l’occasion d’emprunter ensemble le chemin de notre passé, assis confortablement derrière notre écran, seuls ou à plusieurs, afin de jouir de ce que nos ancêtres nous ont laissé en héritage. Le métier évolue depuis les pionniers du XIXème siècle ; l’archéologue a besoin d’un visuel avant de choisir de se rendre sur place si cela est nécessaire pour plus d’informations.

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